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Mon ado me frappe : que faire ?

Pas facile d'être parent d'ados... surtout quand l'opposition, la colère, l'agressivité s'installe peu à peu au quotidien. Le premier geste est souvent déplacé, maladroit et pas forcément intentionnel, les mots sont de plus en plus durs, les insultes fusent et le mode de communication devient de plus en plus violent. Pourquoi fait-il cela ? Que faire pour enrayer cela  ? Comment réagir ?

J'ai honte, je n'ose pas avouer que mon fils ou ma fille me frappe

Les parents sont très démunis et n'osent pas avouer de tels actes venant de leur enfant.

"Je me dis que j'ai loupé quelque chose" , "Est-ce que n'ai pas été assez sévère ?", "Mon père était violent, j'ai peur que mon enfant reproduise la même chose", "Je l'ai déjà giflé et je pense que c'est pour cela qu'il me frappe maintenant", "On n'arrive plus à communiquer calmement", "J'ai peur de mon enfant, c'est horrible"...

 

L'incompréhension, la détresse , la honte ou la culpabilité empêche parfois les parents d'appeler au secours ou de se faire conseiller. 

  

Mais pourquoi est-il violent ?

Un ado qui ne se sent pas en sécurité dans son milieu familial ou social va alors rejeter sur les autres toute sa haine et sa souffrance. Afin d'éviter de souffrir il fera souffrir les autres. 

Le stress, l'agressivité se transforme en violence verbale, voire physique et cela devient dangereux. Lorsqu'un jeune devient soudainement violent avec des colères noires, c'est le signe d'un profond malaise, d'angoisses qu'il essaye de masquer. 

  

A l'adolescence, l'enfant cherche son identité, il se découvre.  Ni enfant, ni adulte, il cherche sa place. 

Il veut faire tout seul, faire différemment de ses parents, décider... et en même temps, il n'est pas toujours préparé au monde qui l'entoure. Il peut être confronté à la rivalité, la jalousie, la moquerie... de ses pairs. Il peut aussi souffrir de harcèlement, de phrases blessantes, d'insultes, de coups à la sortie du collège ou du lycée. 

Il a envie de prendre des risques, de s'opposer à l'autorité parentale et à la fois besoin de leur amour et de leur protection. 

Lorsqu'il n'a pas confiance en lui, il va chercher sa place et ne pas toujours trouver la bonne distance avec ses copains ou trouver la bonne attitude vis à vis de ses parents.

 

Un enfant qui n'a pas d'ami, par exemple, va vouloir à tout prix aller vers les autres et tenter de créer du lien. Il sera peut-être trop insistant, trop tolérant, trop influençable... pour se faire aimer ou accepter dans un groupe. Le soir, en rentrant à la maison, il va exploser à la moindre remarque car sa journée aura d'"encaisser" différentes attaques verbales ou refus des autres. Les mots peuvent dépasser sa pensée, un geste déplacé va entraîner la chute d'un objet...il s'excusera alors aussitôt mais c'est peut-être  le début d'une escalade de la violence. 

 

Il est alors nécessaire de comprendre l'origine de ce changement avant qu'il n'aille trop loin et qu'il puisse trouver d'autres modes d'expression de cette souffrance. Il est le signe d'un mal-être profond qui peut nécessiter une aide extérieure. 

 

Un comportement violent peut aussi dénoter certaines lacunes au niveau des perceptions morales ou de l'acceptation des limites. Il est urgent d'agir avant qu'il ne devienne un danger pour lui-même et les autres. 

 

La violence n'est jamais "gratuite", elle permet de décharger les tensions, d'exprimer un sentiment d'insécurité, d'éviter de ressentir la douleur ou de crier sa souffrance, de se sentir tout puissant, de renforcer l'image véhiculée "je suis nul(le), je suis violent(e), je suis mauvais(e), de se faire remarquer et d'attirer l'attention sur soi, d'avoir un comportement auto-destructeur... Ainsi, afin d'éviter de souffrir, il fera souffrir les autres. 

 

 

Parents, reprenez confiance en vous !

Il est important de recréer un lien et une communication avec votre ado, de croire en vous et en vos fonctions parentales : vous avez la possibilité de changer les choses et surtout de les améliorer. 

1. Chassez la culpabilité et la honte : cela ne vous aidera pas à modifier le comportement de votre enfant.

 

2. Prenez le temps de réfléchir et d'observer votre ado pour mieux le comprendre : a-t-il changé de look, d'attitude, de copains, d'établissement scolaire... Est-ce qu'il est content de partir à l'école ? Triste en rentrant le soir ? Parle-t-il de sa journée, ou refuse-t-il toute conversation ? 

 

3. Notez plusieurs jours de suite vos observations :  notez toutes les situations problématiques, les éléments déclencheurs ou favorisant la montée de la violence. Ecrivez aussi vos réactions, votre état d'esprit à ce moment là, votre niveau de fatigue ou de stress. 

 

4. Prenez du temps avec votre ado, loin de la routine et de la maison. Prétextez un déplacement en voiture, une sortie shopping, une visite chez un ami, un chocolat chaud pris à la terrasse d'un café... et sur le trajet commencez à entrer en contact. Proposez lui par exemple d'écouter la musique qu'il aime, intéressez-vous à lui, allez vers lui : c'est à vous, adulte de faire le premier pas.  Quel jeu vidéo préfère-t'il ? Comment gagne t'il ? Quel film aimerait-il aller voir au cinéma ? Quelles sont ses chansons préférées ? 

 

5. S'il se mure dans le silence, écoutez son silence... vous apprendrez aussi certaines choses : comme son niveau d'opposition, de résistance et de souffrance par exemple. S'il est agressif ou vulgaire : ne répondez pas, n'entrez pas dans le jeu de la provocation ; dites lui seulement que vous refusez de communiquer de cette façon. S'il part, ne le suivez pas : laissez-lui la possibilité de vous montrer son mécontentement et son opposition. Ne vous offusquez pas, vous reviendrez, en douceur, un moment plus tard ou un autre jour. 

 

6. Posez lui des questions plutôt que de lui faire des remarques négatives : cela lui permettra de réfléchir pour vous répondre et ... peut-être de prendre conscience de certaines de ses attitudes ou de trouver des alternatives et des solutions. 

 

7. Ne plus vous focaliser sur ce qui ne va pas ! En faisant remarquer le négatif, vous favoriserez le négatif.  Evitez de faire monter la pression en insistant trop sur son écart de comportement, cela pourrait le pousser à recommencer ou à augmenter le niveau de violence. Assurez-vous cependant qu'il comprenne que vous n'êtes pas dupe de ce qui se passe : utilisez un regard réprobateur, un visage fermé ou triste, et éloignez-vous au lieu de vous impliquer dans le conflit en justifiant, expliquant, argumentant... Lorsque le jeune ne s'exécute pas immédiatement, certains parents vont enchaîner les reproches et les menaces, ce qui va rapidement enclencher le mécanisme de l'escalade. Autrement dit, après votre regard ou votre mou réprobatrice, faites une pause et laissez lui le temps de reprendre ses esprits. Après, tout, votre ado testait peut-être votre patience et votre self-contrôle. Un enfant préfère se faire remarquer, gronder, punir plutôt qu'ignorer. Il veut attirer l'attention sur lui ? Alors remarquez tous les petits pas dans la bonne direction : vous encouragerez ainsi les bons comportements et vous augmenterez sa confiance en lui. 

 

8. Agissez lorsque l'enfant a un comportement auto-destructeur : faite alors preuve de fermeté et tentez de le protéger le plus possible. Faites-vous aider si la crise est trop forte.

 

9. Ne répondez pas aux provocations "à chaud"; mais revenez sur l'incident quelques heures après, lorsque tout le monde est calme. Vous pouvez demander à votre jeune s'il n'y avait pas une autre manière de s'exprimer ? S'il n'y avait pas d'autres solutions ? Si vous pouvez l'aider à trouver des astuces pour ne plus se mettre en colère ? 

 

10. Permettez lui de réparer : il ne doit pas vous crier "Oh pardon maman, je suis désolé(e), je suis nul(e), promis je ne recommencerais plus", cela ne suffit pas. Demandez lui (toujours quelques heures après la crise) comment il peut réparer son geste. Vous pouvez lui suggérer quelques idées : écris moi une lettre qui vient de ton coeur, dessine moi ta rage et comment tu peux l'apaiser la prochaine fois, consultons ensemble un professionnel pour nous aider...

En effet, l'adolescent vit intensément l'instant présent... revenez toujours sur les incidents après que l'émotion se soit calmée. Parlez alors de vos valeurs, de ce que vous tolérez et de l'impensable. 

 

Pendant la crise

1. Protégez-vous si possible et restez à distance

2. Protégez le aussi le plus possible en enlevant les objets dangereux (couteaux, objets cassants...)

3. Evitez les menaces et les ultimatums : si tu fais ça, je ... Recommence et je ... Arrête ça ou je ... 

4. Ayez un regard apaisé : maintenez le contact visuel  pour accentuer l'importance du propos que vous tenez. Si vous n'y arrivez pas, contentez vous de le regarder par intermittence. 

5. Restez sûr de vous et ferme sans vous énerver : je veux bien régler le problème mais ce ne sera pas possible si tu continues de crier ou de taper.

6. Etablissez un contact physique si vous le pouvez : prenez le dans vos bras, serrez le contre vous. Si le moindre contact suscite une réaction violente ou un rejet, abstenez vous de réessayer. 

6. Tenez bon : ne tremblotez pas car votre mission est de sortir de l'impasse. Soyez cohérent et constant : la violence est inacceptable. N'hésitez pas à vous faire accompagner.

Vous pouvez aussi développer les habilités sociales de votre adolescent comme par exemple : faire une demande poliment, formuler un refus, engager une conversation avec un inconnu, ne pas réagir à la critique fausse d'un pair, répondre à une critique vraie, résoudre un problème...

7. Tentez de ne pas culpabiliser : vous ne pouviez pas savoir qu'un jour votre enfant pourrait devenir violent. Il peut arriver que vous ressentiez de l'impuissance, de la honte et de penser que vous avez fait des erreurs éducatives. Vous pouvez vous sentir coupable de ne pas "avoir fait ceci" quand il était plus jeune ou, au contraire, de penser que vous en avez trop fait. La culpabilité ne fait pas avancer la situation. 

8. Aimez votre enfant mais dite "non" à l'inacceptable ! Vous allez devoir faire preuve de courage pour affronter vos propres émotions contradictoires mais aussi la violence du jeune. Refuser la violence est aussi une preuve de l'amour incommensurable que vous lui portez. N'oubliez pas aussi de lui transmettre aussi ce message. 

 

 

N'hésitez pas à faire appel à le police en cas de violence trop importante en appelant le 17. 

En laissant votre témoignage, je ne peux pas vous appeler pour vous renseigner et répondre à vos questions, n'hésitez pas à me joindre au 07 68 10 57 57 afin que je puisse vous répondre. 

Commentaires: 12
  • #12

    Maryline (dimanche, 12 septembre 2021 22:25)

    Bonsoir, je suis une mère seule avec mon fils de 15 ans. J ai la garde exclusive.. et depuis ces 2 ans il a jamais de contact avec son père violant. J ai tous fait pour évite qui vive ça. Bref aujourd'hui depuis quelque temps.. des que quelques choses ne va pas dans la vie me fils.. il me fait vivre un calver, m insulte de tous les nom, me rabaisse en privé et même en public.. il prend force contre moi et comme si C était obliger de me faire mal, me frappe, me monter dessus et me torde les poignet les doigt, J ai bon dire stop qu il me fait mal kil peut pas faire ça.. que je suis sa mère. Il continue jusqu a ce que je sois en plein crise d angoise et en larme du a la douleur kil me fait. Il va jusqu a dire que je dois le lâche hors c est lui qui me tiens.. Je reste passive mais à des moment je me sens obligé de me défendre comme je peux. Quand je vois son regard noir comme son père, je sais que je vais passé un sale quart d heure. Il reconnais que si un truc va pas avec un de ses copain il me le fait payé mais il change pas pour autant. Ce soir ça été pareil jusqu a ce qu il me tarde les deux poignet il cru me les avoir cassé et ma lâche. Pas d excuse rien comme d hab.. il a pris la tv de ma chambre et est partis fans la sienne comme si rien n était sans un mot..
    Je suis perdue, je sais plus quoi faire, J ai en tete de porter plainte a la police ou au moins aller leur explique ce qui se passe, mais j ai peur d être jugé et humilié parce que mon fils y a 2 ans a déposé plainte contre moi pour une giffe que je lui ai donné suite à une crise comme il fait.. J ai été appelé 2 fois pour voir comme ça se passe avec lui.. ça allait mieux et à présent ça recommence.. et je sais kil va aller dire qu il est battu comme il me menace de dire..
    Alors je sais pas.. J angoisse, je dors plus, je mange plus, je maigri, J ai perdu 12 kilo depuis janvier.. et je sent mon corp me lâche de plus en plus..Je me sens pas en sécurité, je me sens mal très mal...J ai plus de force et je peine à cacher tous ca au boulot qui se pose plein de question et j ai honte.. Je revie une deuxième fois de la violence..comment pourquoi...

  • #11

    Kada sabah (lundi, 06 septembre 2021)

    Ma fille me violente aidez moi

  • #10

    Rastoll (jeudi, 19 août 2021 10:58)

    Bonjour tous monde, Je viens de lire vos messages, du coup je me sens un tout petit peu moins seul, nous sommes une famille recomposée mon aîné a 15 ans , notre dernier 6 ans, mon aîné a été séparé très jeune de son papa , c’est malheureusement les grands-parents paternels qui ont une garde partagée ce qui ne facilite pas les choses, elle veut sa garde depuis plusieurs années, depuis plusieurs mois nous traversons des crises entre colère violance physique et moral, au collège c’était compliqué, collé régulièrement lettre de comportement, il manquait de respect au professeur, il ne travaillait pas , entre-temps on lui a fait faire un stage parce qu’on estimait que le laisser rentrer en seconde était une belle erreur, actuellement il a trouvé un patron depuis un mois et demi au travail ça se passe relativement bien mais hier nous avons passé encore une nouvelle crise habituellement sa colère était juste envers moi, menace, insulte, tentative de fugue, il attend que mon conjoint quitte la maison pour ce défouler sur moi, je suis toute petite mon fils fait 2 tête de plus que moi et estime que je doit avoir peur, mais je plie pas, je le métrise encore un peu, hier il a fait cette crise de violance verbale devant toute ma belle-famille car j’ai refusé qu’il aille chez un copain, le lendemain il travail , il claque la porte commence à mal nous parler, j’ai l’impression d’avoir loupé quelque chose , je sais pas, c’est comme si depuis plusieurs mois nous vivons un cauchemar réveillé, mon ex belle mère n’y ai pas pour rien mais cette violence par moment j’ai peur pour son petit frère. Je suis perdu dans ce brouillard sans lumière tellement de tristesse. Alors qu’on a tout pour être bien

  • #9

    Tonu Aline (mercredi, 19 mai 2021 22:40)

    Bonjour. Je suis maman de un garçon de 17 ans. Depui la 3me c'est trop complique. Beaucoup de violence. Je sais plus qoi faire. Je besoin d'aide lui et moi également. Il veux rien savoir, surtout pas voir de psiholoque. Je suis en détresse totale.

  • #8

    Delphine (samedi, 17 avril 2021 08:28)

    Bonjour,
    J'ai un fils de 13 ans, TDAH et HPI.
    Nous sommes séparés depuis la naissance avec son papa. Il y va 1 week-end sur 2 seulement, et il revient toujours plus remonté contre moi à chaque fois.
    J'ai vu et appréhendé la montée de la violence et le mal-être de mon fils, mais malgré tous mes efforts et toutes les aides que j'ai mises en place, il est dans le déni, et il est devenu violent avec moi, et les objets. Hier encore, il s'en est pris à moi physiquement car je lui ai suggéré de commencer ses devoirs de vacances pour être libre avec son copain l'après midi, et ça s'est terminé que j'ai dû m'enfuir de chez moi, et il dégradé une porte et des objets, avec un couteau pointu, des ciseaux et un stylo.
    Ces crises sont de plus en plus fréquentes. Ma mère l'a récupéré car je ne peux plus le gardee mais j'ai peur pour elle.
    L'éducateur n'a rien pu faire, cela fait 2 semaines que mon fils est en crise et je ne peux plus m'en approcher.
    Que faire ?

  • #7

    cathy (vendredi, 26 mars 2021 17:35)

    Bonjour,
    Mon fils de 21 ans est encore très jeune de caractère. Depuis la découverte d'une maîtresse ,son père est parti de la maison et je me suis retrouvée seule avec lui. Il a commencé à ce moment là à être violent. D'abord il y a eu les insultes très laides, puis il a commencé à me jeter des objets et à me pousser ,maintenant il me frappe quand il est en colère ,souvent par rapport à quelque chose que j' ai dit sans penser à mal .Je suis en plein divorce. j'ai appelé mon mari la première fois que mon fils ma frappée, mais sa réaction a été de me demander ce que j'avais fait pour en arriver là. Alors j'ai cessé de lui en parler ,car je sais bien que c'est tout autre chose .Mon fils ne veut pas voir de psychiatre ,et après coup ,dit toujours que ça n'est pas grave .Je ne suis pas rassurée en voiture car une queue de poisson d'un autre usager le met en colère ,je ne veux pas partir en vacances avec lui car j'ai peur de ce qui peut m'arriver loin de chez nous. J'aime mon fils et la plupart du temps on s'entend bien, mais les colères arrivent à l'improviste, souvent liées à une injustice qu'il ressent comme telle. Je ne sais pas quoi faire pour qu'il prenne conscience que c'est grave pour lui comme pour moi.

  • #6

    Marie Costa (vendredi, 26 mars 2021 08:06)

    A toutes les personnes qui me demande "Comment faire" : ne restez pas seules ! Continuez de rencontrer des médecins ou professionnels pour vous aider. Nous ne trouvons pas toujours la bonne personne tout de suite. N'hésitez pas à me contacter par téléphone pour que j'essaye de vous aiguiller en fonction de votre région.
    07 68 10 57 57 Gardez confiance. Marie

  • #5

    Isabelle (jeudi, 25 mars 2021 13:20)

    Bonjour! Je vis aussi de la violence avec ma fille de 12 ans. Ça fait plusieurs années qu'elle est agressive envers moi. Elle m'insulte, me lance des objets et de frappe. Elle brise des choses dans la maison. Jamais je n'aurais pensé vivre ça avec mon enfant. Je voulais tant bien faire faire et je sens que j'ai échoué. Avant, elle s'en prenait à sa petite sœur aussi, et j'ai dû prendre un appartement pendant quelques mois pour les séparer et permettre à ma plus jeune d'avoir un environnement sécuritaire. J'ai passé 8 psychologues en 10 ans. J'ai essayé la médication sans succès. Dans la dernière année, il y avait eu une amélioration, mais depuis quelques semaines, c'est pire que jamais. Je suis à bout de souffle et à bout de ressource. Je sais qu'il faut que j'arrive à rebâtir une relation avec elle, mais c'est difficile, elle rejette toutes les règles.

  • #4

    luban corinne (lundi, 22 mars 2021 22:09)

    Bonsoir. Mon fils de 16 ans est addict aux écrans. Lorsque je veux faire preuve d autorité il peut être violent physiquement. Il ne souhaite pas consulter. J ai moi même consulté sans vraiment de réponses à mes questions. Que dois je faire. Et c est vrai que j' ai honte de ce que nous vivons

  • #3

    Céline Dufranc (mercredi, 20 janvier 2021 14:08)

    Merci Marie pour cette analyse dans laquelle je me retrouve avec mon ados TDAH impulsif TOP etc... Il est intolérant à la frustration (suppression d'écran en vue d'un sevrage) et alterne les bons et très mauvais moments. Il est infernal dans sa classe de 3ème, dérange les profs et les élèves par son insolence, (avertissement pour comportement et conseils de cycle, menace de ne pas l'accepter l'année prochaine en seconde). Il refuse de voir un psy, a abandonnée sa TCC et bénéficie seulement d'un suivi 2 fois par an à l'hôpital Robert Debré pour évaluer le traitement.
    En résumé, je suis une maman désespérée, en larmes au moment où je vous écris. Son père n'a pas ou très peu d'autorité. Souvent absent, beaucoup trop de choses reposent sur moi et je n'en peux plus. J'ai du mal à travailler (difficile de se concentrer après de tels moments de violence -il vient de me faire tomber par terre car j'essayais de récupérer l'ordinateur qu'il venait de me prendre), du mal à dormir, plus de projets... Ma vie ne tourne plus qu'autour de mon fils : va-t-il arriver à l'heure ay collège, aura-t-il un mot dans son carnet, une colle ? Et surtout, pourquoi rien n'est simple et serein ? Désolée pour ce roman, mon côté journaliste reprend le dessus.

  • #2

    Solène (dimanche, 10 janvier 2021 13:00)

    Il y a deux ans mon fils me levait la main dessus et j'étais au plus mal. J'avais même peur de lui. Avec de bons professionnels, une acceptation de son trouble (TDAH et TOP) et une bonne intégration à l'école, mon fils a évolué, il progresse et commence à prendre confiance en lui. Battez-vous !

  • #1

    Sophie (dimanche, 27 septembre 2020 14:34)

    Merci Marie pour cet article, je n’ose pas parler de la violence de mon fils vis à vis de moi... il a été diagnostiqué TDAH, TOP et Multi Dys... cela n’excuse pas son comportement mais je sais que ses troubles neurologiques l’empêche de maîtriser des émotions telles que la peur ou la haine... c’est dur pour moi... non seulement les coups de mon fils mais aussi le regard des autres. Personne ne me comprends. Je vais vous appeler pour en parler avec vous. La lecture de votre texte me donne un espoir. Merci encore